Le diagnostic de performance énergétique (DPE) a entamé depuis le 1er juillet 2025 une période de changements sans précédent. Cette révision du diagnostic clé de la rénovation énergétique se décline notamment en innovations technologiques pour lutter contre la fraude et en un changement important pour rendre sa méthode de calcul plus cohérente. Ces évolutions importantes, qui se mettront en place progressivement, visent à offrir aux propriétaires l’opportunité de disposer d’un outil encore plus fiable pour leurs projets immobiliers de vente et de location.
De septembre 2025 à octobre 2025 : une digitalisation renforcée et un diagnostic sécurisé
Les premières mesures marquantes concernant le DPE entreront en vigueur à compter de septembre 2025. Elles débuteront par l’introduction d’un QR code de vérification sur chaque rapport. Ce lien numérique permettra aux utilisateurs du diagnostic énergétique de contrôler son authenticité. En effet, il pointera vers l’exemplaire du rapport enregistré par l’ADEME. En automne, les opérateurs DPE devront présenter un QR code personnel pour attester de leur certification valide, et ce, avant chaque visite. Le mois d’octobre 2025 marquera aussi un tournant important avec la fin de la divulgation immédiate des étiquettes énergétique et climatique. En effet, les résultats du DPE ne seront transmis qu’après validation du diagnostic par l’ADEME, ce qui élimine tout risque de pression externe sur les diagnostiqueurs. Cette période se distinguera aussi par un renforcement des contrôles, basé sur des études statistiques opérées par l’IA, avec la suspension automatique des opérateurs DPE dépassant mille diagnostics énergétiques annuels de logements individuels (maison individuelle ou appartement).
Dès le 1er janvier 2026, un renouveau du calcul énergétique et une mise à jour gratuite
L’année 2026 apportera sans doute la modification la plus attendue par les propriétaires, à savoir l’abaissement de 0,4 point du coefficient d’énergie primaire (CEP) électrique. Cette décision des pouvoirs publics est logique au vu de la décarbonation élevée de cette énergie face aux énergies fossiles (gaz, fioul) dont le CEP n’est que de 1, malgré leur caractère extrêmement polluant. Cette révision technique, qui ramènera le coefficient de conversion de l’énergie finale en énergie primaire de l’électricité à 1,9 au lieu de 2,3, permettra à près de 900 000 logements de sortir des classes F et G du DPE. Ainsi, de nombreux propriétaires ne seront plus soumis à des contraintes ou sanctions, telles que l’obligation d’audit énergétique de vente ou l’interdiction de louer un logement énergétiquement indécent. De plus, les détenteurs de DPE antérieurs à 2026 bénéficieront d’un outil gratuit sur le site de l’Observatoire DPE–Audit de l’ADEME pour mettre à jour automatiquement les étiquettes de leur rapport.